Association Loi 1901 à but non lucratif
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SOYEZ VOUS MEMES LES AUTRES SONT DEJA PRIS...

Que celui ou celle qui ne sait jamais comparer lève la main ? Et que quelqu’un tape sur l’épaule de la sourde qui n’a pas lever la main là bas au fond à gauche…

 

La comparaison semble inévitable dans notre société, d’abord parce que notre égo est encore là cacher dans l’ombre, tapi et qu’il se manifeste souvent quand on l’attend le moins. Même les contes en parlent... "Miroir, miroir qui est la plus belle ?"

 

Question : est-il envisageable de gérer cette tendance à se comparer en conservant  une estime de nous-mêmes, un équilibre intérieur, relativement stables ?

 

LA REPONSE EST OUI mais d’abord allons décortiquer comment travaille cette comparaison dans nos petits cerveaux de bipèdes inconscients.

 

La comparaison se fait sur quatre axes :

-Ascendante : se comparer à mieux que soi, dans le but de se motiver, voir de faire mieux. Ego élevé. Sentiment d'infériorité. C'est la belle-mère de Blanche neige.

- Latérale : se comparer à ses pairs pour se mesurer et se conforter. Ego stable. Estime de soi stable. C'est l'image du challenger.

Descendante : se comparer à moins bien que soi, pour se réconforter. Ego Elevé. Sentiment d'infériorité. C'est le borgne qui est le roi au royaume des aveugles. C'est celui qui se compare aussi dans le but de se dévaloriser systématiquement. Ego Elevé mais dystrophié.

Multidirectionnelle : se comparer à tous ce qui nous ressemble et à tous ce qui ne nous ressemble pas. Ego elevé. Sentiment d'infériorité. C'est le "moi, je" qui a tout fait, tout vu, et qui fait tout mieux que les autres.

 

Ce sont des métaprogrammes qui se manifestent naturellement dans nos modes de fonctionnement, on va plutôt être axé sur l’un plutôt que sur l’autre ou en choisir deux que l’on va utiliser régulièrement. Ils vont être à la source de nos mécanismes d'évitement, de motivation, d'auto-sabotage...

 

Evidemment, ces 4 modes de comparaison semblent avoir au premier coup d’oeil des aspects positifs et négatifs,  Yin et Yang, comme le Tao nous l’enseigne, nous devons rester sur le chemin du Milieu en toutes circonstances, dès qu’on dévie à droite où à gauche, nous tombons dans un fonctionnement erroné, le revers des métaprogrammes qui se manifesteront comme des comportements inconscients pour la plupart. La question est la suivante : est ce que la comparaison ne pourrait pas être déjà en elle-même un comportement, une stratégie, une philosophie de vie…  ERRONEE ?

 

LES PIEGES DE LA COMPARAISON

 

Piège n°1 : La comparaison est sensé nous servir à stimuler notre motivation à nous améliorer mais faut-il encore que l’objet de comparaison soit un objectif atteignable, imaginez un cul de jatte qui veut faire les jeux Olympiques de la course de vitesse se compare à Usain Bolt, ça aura beau lui avoir fait pousser des ailes…  ce mode de comparaison risque vite d’user l’énergie qu’elle aura stimulée… Vous l’avez compris ce mode de comparaison exige un niveau de lucidité et de connaissance de soi élevé et si on y regarde de plus près, quelqu’un qui aurait ce niveau de lucidité et de connaissance de lui-même n’a plus besoin de se comparer…

 

Piège n°2 : Ne prendre en compte que les forces des autres et non leurs faiblesses, convient à sous-estimer ses propres qualités et sur-estimer celles des autres, si on ne sait pas encore débarrasser de ses croyances limitantes, on peut vite tomber dans une quête de perfection sans fin qui ne fera que nous épuiser inutilement. C’est un biais de comparaison  qui consiste à nourrir une croyance limitante : les autres y arrivent mieux que moi. Vous l’avez compris ce mode de comparaison exige un niveau de lucidité et de connaissance de soi élevé et si on y regarde de plus près, quelqu’un qui aurait ce niveau de lucidité et de connaissance de lui-même n’a plus besoin de se comparer…

Piège n°3 : Ne pas en compte les efforts et le travail de la personne avec laquelle on se compare et ne voir que les résultats Vous l’avez compris ce mode de comparaison exige un niveau de lucidité et de connaissance de soi élevé et si on y regarde de plus près, quelqu’un qui aurait ce niveau de lucidité et de connaissance de lui-même n’a plus besoin de se comparer…

 

Piège n° 4 : Se comparer sans prendre en compte l’échelle ou les paramètres.  On se compare à quelqu’un qui a le même âge que nous, mais pas le même parcours ; le message est clair ; « je suis moins bien que… » Vous l’avez compris ce mode de comparaison exige un niveau de lucidité et de connaissance de soi élevé et si on y regarde de plus près, quelqu’un qui aurait ce niveau de lucidité et de connaissance de lui-même n’a plus besoin de se comparer…

 

Piège n°5 : Se comparer systématiquement hors de sa zone de compétence.  Vous êtes bon, voir excellent dans votre domaine mais vous avez la fâcheuse tendance à vouloir vous comparer à d’autres dans des domaines qui ne sont pas les vôtres ? Pas sûr que ça vous aide à avancer... Vous l’avez compris ce mode de comparaison exige un niveau de lucidité et de connaissance de soi élevé et si on y regarde de plus près, quelqu’un qui aurait ce niveau de lucidité et de connaissance de lui-même n’a plus besoin de se comparer…

 

BREF !

La comparaison est capable en un tour de main de nous déprécier et de nous voler l’énergie pour combler l’écart entre nous et notre objectif, elle ne sert donc à rien sinon à nuire à notre évolution. Elle agit alors comme un petit cailloux placé dans notre chaussure. On peut voir ce caillou sous deux angles : soit il nous rappelle notre objectif, soit il ne nous permet d’avancer que dans la gène et là où il y a de la gène bah… y’a plus de plaisir ?

 

Dans notre société occidentale : Les réseaux sociaux affichent clairement leurs couleurs et leurs idéaux : la comparaison sociale, la compétition est ouverte 24/24h , sur Instagram, Snapchat on montre une vie idéale, un profil idéal, on renchérit avec la blonde, le 4X4 et le chien si on veut cartonner on pousse à des références de luxe pour obtenir un maximum d’abonnés et ça marche... tout le monde suit.  On markette sa vie et on cherche à provoquer un sentiment d’envie chez les autres… On se met en vitrine, et on lèche la vitrine de son voisin. Combien de ceux qui suivent ces réseaux se mettent réellement en action ? Quel est le pourcentage de ceux que tout ce cirque motive ? Aucune idée... Quel est le pourcentage de ceux que tout ce bazar pousse à consommer plus, désirer plus ? là, les chiffres sont relativement clairs, le business généré par ces réseaux est exponentiel... Dans cette société consumériste, la tendance à la comparaison devient incontournable pour tout ceux qui vont tomber dans la marmite... Merci Apple pour ta folie Iphone...  Merci la mode... Merci les médias pour l'image de ce monde que vous nous renvoyer, Merci aux grosses fesses de Kardashian, Merci Kate Moss pour tes cuisses de sauterelles, Merci à nos hommes politiques pour leur exemple...

 

Si après cet article vous gardez encore l’envie de vous comparer parce que vous avez la sensation que cela vous permet d’avancer, de ne pas stagner, d’avoir de nouveaux objectifs, voici 7 points à prendre en considération ou pas :

 

1. Restez observateur de vous-mêmes : Pourquoi est ce que je me compare ? En quoi cela peut il me faire avancer dans ma propre direction ? Suis-je dans la bienveillance envers moi-mêmes, envers les autres ? dans la frustration ? dans l’envie ?  dans le déni ? Est-ce une comparaison positive ou négative ? Quelle est l'émotion qu'elle fait naître en moi ?

 

2. Prenez du recul sur chacune de vos comparaisons et faites la même chose sur... vos désirs, vos envies.

 

3. Concentrez vous sur ce qui vous ressemble, vous relie à l’autre plutôt que ce qui vous est étranger et vous sépare…

 

4. Faites en sorte que cette comparaison soit constructive ; qu'elle vous donne l'envie de vous mettre en action.

 

5. Choisissez des objectifs atteignables, écologiques S.M.A.R.T Simple, Mesurable, Acceptable, réaliste, temporairement défini (voir articles sur l’atteinte d’objectif)

 

6. Soyez capable d’appréhender le monde en position 1, 2 ou 3 (voir articles sur le positionnement)

 

7. Veiller à maintenir l'équilibre lorsque vous entrez en comparaison, sur le fil comme un équilibriste : tant que cette comparaison m’aide, je l’accepte, si elle devient un poison, je l’a jette. N’attendez pas d’avoir une ampoule dans vos chaussures ou de vous arracher un orteil avec cette foutue pierre…

 

La vertu a travailler qui permet de mettre en place tout cela... c'est la bienveillance...

Le message contraignant qui nourrit la comparaison : Sois parfait, et Dépêche toi 

Les croyances limitantes, l'inclinaison au jugment, le goût pour la compétition sont une nourriture particulièrement appréciée des comparateurs... bref, une carte du monde limitée.

 

Bonne route à tous !!! et n'oubliez pas plus on a de bonnes chaussures, une vision claire sur l'horizon, un sac à dos léger, plus on avance sans souci !

 

 

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