Association Loi 1901 à but non lucratif
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QUITTER SANS CULPABILISER

Le  couple a toujours eu plusieurs fonctions : réparer les blessures d’enfance, nourrir l’autre affectivement et intellectuellement, et assurer un nid où l’on va pouvoir élever des enfants. Il permet à une femme de se sentir sécuriser pour pouvoir assurer la survie de l’espèce, cela nous vient de très loin et est bien ancré dans notre cerveau reptilien.

Dans une première partie de sa vie, la jeune femme va choisir un mâle qu’elle juge apte à remplir ce rôle de protection, souvent son choix va se porter sur celui qui montre le plus d’hormones mâles au cm2 et oui nous communiquons avec nos hormones, celui qui parle fort, celui qui en impose, qui est coléreux, qui assure… qui dégage de la testostérone ce sera l’heureux élu, il sera soit à l’image de son père, où à l’inverse de son père. Elle va aussi choisir celui qui aura le patrimoine génétique le plus éloigné du sien, ce sont les phéromones qui nous donnent cette information. Notre part de choix est donc… relatif.

Souvent elle va privilégier le Bad Boy plutôt que le gentil garçon. Une fois devenu père ce « Bad Boy » qui va rester fidèle à lui-même ne risque pas de coller avec l’image du père ou du mari idéal. Bref, on connaît la suite, le quotidien dérape, les frustrations s’accumulent… des deux côtés. L’homme qu’elle a choisi, ne s’est pas mis en couple pour changer et il est loin d’incarner la sécurité dont toute femme à besoin…

Quand le couple ne remplit plus aucune de ses fonctions initiales, il ne peut survivre, à moins que les partenaires y trouvent des bénéfices névrotiques inconscients. Et quand l’inconscient mène le bal, les raisons objectives de se séparer n’ont plus d’influence sur personne. Ce couple là ne se séparera que si un travail personnel est mis en place par l’un des deux. Sinon ils resteront la tête dans le sable pendant des décennies.

Pour les autres… plus vous restez longtemps en couple, plus « le cocon couple » est difficile à briser. Une situation qui est plutôt facile à décortiquer. Un couple arrive au bout de son cycle de vie pour de multiples raisons.  Les principales :

  1. L’un a évolué, l’autre pas.
  2. L’un a grandit, mûrit, l’autre pas
  3. Les ressentiments se sont accumulés, générant un passif devenu supérieur au plaisir d’être ensemble (tromperie, adultère, rancœur, déception etc.…) 
  4. L’amour passionnel basé sur une forte sexualité s’éteint à cause de la routine et du quotidien et il y a déclin du désir sexuel, donc distension du lien.

Cette notion de « cocon couple » est très intéressante car on sort toujours grandi si on fait les choses correctement d’une rupture, on sort en papillon… Il n’y a donc aucune vision d’échec là dedans, juste une vision de changement, d’évolution personnelle…On a tous des raisons différentes pour vouloir rompre, certains rompent leur union pour en créer une autre qu’ils espèrent plus en cohérence avec leurs désirs. C’est l’herbe plus dans le pré du voisin mais aussi parce qu’ils ont peut-être rencontré quelqu’un d’autre qui incarne plus leurs aspirations du moment. D’autres s’accrochent à celui qu’ils ont formé comme une huître à son rocher. Leur satisfaction personnelle passe au second plan comparée à l’idéal de couple qu’ils se sont mis en tête, ils sont dans le fantasme, dans des projections qui n’ont rien à voir avec la réalité, ni avec l’amour d’ailleurs. Une rupture ébranlerait tout le narcissisme qu’ils ont investi dans la relation.

Aujourd’hui, un couple sur deux se sépare (45 % en province, 55 % à Paris), où la durée moyenne des unions est de quatre ans (source Insee). On peut se poser la question… est ce que c’est parce que le monde va plus vite ? Parce qu’on vit plus longtemps ? Parce qu’on est plus volage ? Parce qu’on aime moins ou mal ? Je pense que toutes ces réponses potentielles peuvent fonctionner à leur niveau mais l’essentiel est de comprendre que lorsque les normes sont plus lâches, que les esprits s’ouvrent, que l’étau des principes tombe, que les femmes s’émancipent, la nature reprend sa place et la nature n’a jamais été dans le sens du couple éternel… Nous ne sommes ni des pingouins, ni des castors. Nous ne sommes que des êtres humains, et la vie nous permet d’évoluer à notre rythme à travers des couples différents sans mériter qu’on nous montre du doigt, sans être plus mauvais ou plus bêtes ou plus instables que ceux qui durent. Bien sûr cette vision naturelle des choses de la vie est loin de nos principes chrétiens. Normal, les religions nous transmettent une vision du couple et de la famille basée sur le sacrifice pas sur le développement personnel de l’être humain… Ce serait remettre en cause le fondement même de certaines sociétés…

Il faut se détendre et comprendre que le challenge de la vie c’est aussi ça… savoir rompre une relation si cette relation nuit à notre développement intérieur, à notre bien-être, à notre santé, à nos enfants, à notre chemin de vie…

Comment rompre sans heurt ?

C’est un sentiment très désagréable que de rompre une relation surtout si des enfants sont nés de cette union. Il entraîne une remise en question de l’image que l’on a de soi, qui peut être dégradée parce que vos enfants selon leur âge ne seront pas forcément d’accord avec vous. Ils n’ont en effet, pas la même analyse de la réalité, pas la même compréhension du monde. Pour vous ce sera un peu comme si on avait signé un contrat et qu’on décidait de le rompre avant la fin parce qu’on ne peut plus l’honorer.  Il va falloir supporter cette émotion et accepter de ne pas être parfaite, de faire du mal à l’autre, pas volontairement, mais parce qu’une rupture fait toujours mal. Quand aux enfants, ils sont intelligents et quand on leur explique, ils comprennent. Faîtes comme Bibi… tout doucement… J

C’est simple, plus vous allez être honnête avec vous-même et avec l’autre et moins vous lui ferez du mal. Parler avec votre cœur, que cela soit court et clair. Que vous le fassiez sur une lettre ou en face, peu importe. C’est une question de respect. C’est la clef pour que l’un et l’autre puissent se reconstruire plus rapidement. Faites en sorte de lui laisser sa place dans son rôle de père et de lui assurer que ses enfants resteront à jamais ses enfants. La peur des hommes dans la rupture est souvent focalisée sur ce fait, cette sensation de perdre un peu de leur propre chair, leur progéniture à travers le contrôle qu’il perde d’une situation précise. Une sensation de perdre le contrôle qui peut être parfois très violente.

Le bon moment c’est quand ?

Il n’y a pas de bons moments. Le moment c’est maintenant si on choisit que c’est maintenant. Procrastiner une séparation peut engendrer des problèmes supplémentaires, plus on attend, plus c’est difficile, les enfants grandissent, vous demandent des comptes… On vous reprochera même d’avoir attendu, de ne pas vous être réveillée avant. C’est vous qui avez le choix de ce que vous voulez vivre, c’est vous qui contrôler la limite de ce que vous pouvez supporter, tolérer et Dieu sait que dans ce domaine là, les femmes tolèrent bien au-delà du raisonnable quand leur équilibre, est menacé physiquement, mentalement ou émotionnellement… Les femmes sont capables de tolérer … l’intolérable. Combien d’entres elles y ont laissé leurs peaux… ? Nous sommes très fortes à ce petit jeu là et nous sommes toutes dans une première partie de notre vie, des Mères Térésa en puissance… remplies d’espoir, à vivre sur « demain ça ira mieux… dans un an il changera… à la naissance du second ou du troisième enfant, il prendra son rôle de père plus au sérieux… il arrêtera de boire quand il aura… blablabla… Le futur n’existe pas… Le passé n’existe plus. Seul le moment présent peut vous donner la réponse…

Alors  les filles …déculpabiliser, arrêter de vous voiler la face, prenez votre destin en main et cessez d’avoir peur de la vie, faites lui confiance. Vous êtes de grandes filles maintenant, des femmes, des mères… Votre responsabilité doit prendre le pas sur votre pseudo culpabilité, cette culpabilité à deux balles qui n’est qu’un des cadeaux empoisonnés offert par l’héritage familiale, par la société, aux femmes qui voudraient sortir du rang, vous n’êtes ni des mauvaises mères, ni de mauvaises épouses, vous n’êtes que des individus à part entière dont la première mission est de transmettre mais pour cela vous devez travailler sur une version améliorée de vous-mêmes, plus libres, plus vraies, plus cohérentes à vous de jouer.

La vie est un terrain d’aventure passionnant, gardez les yeux et le cœur ouvert. Bonne route.

« La peur à frapper à ma porte, je lui ai ouvert … et il n’y avait personne…

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