Association Loi 1901 à but non lucratif
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AMOUR A MORT... POURQUOI ELLES RESTENT ?

 

En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint. Le refus de la séparation est souvent le mobile de l’homicide. La question est la suivante : pourquoi certaines femmes n’arrivent pas à quitter à temps leur conjoint ? Pourquoi après les premières gifles, retournent t-elles souvent auprès de l’homme violent ? et parfois jusqu’à ce que mort s’ensuive… ?

Il existe plusieurs explications à ces comportements mais deux  grandes lignes directrices vont vous aider à comprendre le problème et à trouver des solutions si vous y êtes confronté.

Karpman appelé plus couramment entre copines, Le complexe de Mère Térésa : sous prétexte que Monsieur à eut une enfance difficile, qu’il a souffert, de nombreuses femmes développent les caractéristiques de la sauveuse…  Elles placent l’amour de l’autre et le sacrifice sur le même plan, pas par hasard, ce sont souvent des femmes qui ont subi des violences dans l’enfance où on assisté à ces phénomènes de violences entre  leurs parents, elles ont vécu elles même au sein de ce triangle relationnel, une partie de leur vie, donc elles le connaissent bien, leur inconscient le reconnaît du premier coup, au premier regard, à la première dispute. Etant donné l’interaction qu’elles ont vu et ressenti au plus profond d’elles mêmes lorsqu’elles étaient enfants, elles adoptent clairement ce chemin de conduite : Je l’aime donc je supporte ces coups, car je sais qu’il souffre donc mon rôle est de l’aider (le supporter au pire).

Elles n’ont pas totalement tort, l’homme violent souffre certes mais ce qu’elles n’ont pas compris, c’est que prendre la position de la victime ne fait que conforter le positionnement intérieur de ces hommes et donc leur conflit interne. Ces hommes qui sont au cœur d’un triangle relationnel toxique ,ce n’est pas en alimentant leur syndrôme et leur névrose qu’elles les guériront, bien au contraire… elles ne font que nourrir le système, quand le monstre sera bien nourri, elles se  feront mangé ou elles finiront par tuer leur bourreau à la Sauvage…

AVOIR CONSCIENCE DU PROBLEME

La majorité des femmes battues ne se voient pas comme telles, au contraire, elles se considèrent comme des femmes fortes, amoureuses d’un homme juste profondément troublé et anéantis par une enfance ou par des évènements traumatiques, elles se considèrent capables de gérer le problème, même s’il devient récurrent, elles ne réagissent que lorsque le conjoint s’en prend à leur vie ou à la vie de leurs enfants… Elles sont les seules personnes sur terre capables de les aider à faire face à leurs démons… Elles prennent la place tantôt de la victime, tantôt celle du sauveur, les plus atteintes prennent parfois la place du bourreau, de la persécutrice en le blessant avec des mots terribles et en appuyant là où ça fait mal, les femmes sont très douées pour cela… l’homme quant à lui oscille entre victime et bourreau, les plus atteints se prennent même pour le sauveur « je t’ai sorti du ruisseau » « sans moi tu n’es rien » le triangle relationnel toxique parfait à réunit deux interlocuteurs qui s’entendent parfaitement en fait… donc tout va pour le mieux dans le pire des mondes…

Karpman est un triangle où les protagonistes changent souvent de rôle pour donner le change, comme chacun n’a jamais un rôle prédéfinis d’office, il est très difficile de voir clair dans cette scène de théatre qu’est notre fort intérieur, une fois qu’on est happé par le mécanisme, les rôles tournent si vite parfois, que ça donne le tournis et on se sent perdu. De l’intérieur, vue par les protagonistes mais aussi de l’extérieur, vue par les autres autour… Il devient ainsi pour les uns comme pour les autres très difficile d’agir…

La dissociation traumatique

Face à un danger important la victime peut rentrer en dissociation traumatique, on se sent comme anesthésiée de nos émotions, l’émotion étant un moteur, si ce moteur ne fonctionne plus, il est encore plus difficile de prendre ses jambes à son cou…

Alors comment on fait ?

Deux solutions :  on agit et on part ou on agit et on reste.

Ce qui revient dans les deux solutions : l’action. Rompre le triangle et refuser ses mécanismes inconscients qui le nourrisse. Il existe des professionnels qui sont là pour vous aider à comprendre ce qui se passe, à mettre un terme, à dire stop d’une manière écologique pour vous et pour l’autre. Ils vont vous aider à prendre du recul sur ce qui se passe, à appréhender la relation d’une façon plus détachée et plus juste. En rentrant dans ce processus de prise de conscience et de guérison intérieure, vous grandirez certes mais surtout vous serez aptes à pouvoir entrer en relation avec les autres d’une façon plus constructive, plus vraie et plus juste, en laissant tomber tous ces rôles qui ne servent à rien sinon à alimenter nos égo.

Et pour celles qui ne veulent pas se mettre au boulot… reste la fuite. La fuite à la première gifle c’est la situation la moins coûteuse en risque. En sachant, que l’homme est très doué pour faire des menaces si vous compter de nombreuses années avec lui, lorsque ce thème est abordé « je ne te laisserais pas appartenir à un autre homme, je préfère te tuer, je n’ai rien à perdre… » Normal, il a été habitué à Karpman pendant des années, ça le sécurise, il ne veut surtout pas perdre son « équilibre » intérieur même si celui-ci est complètement faussé, car il ne connait que ce mode de fonctionnement, il n’a pas d’autres options.  Quand on en arrive à ce stade, partir est un risque à prendre, et il faut être capable de mettre tout en place pour se protéger.

Donc soyons claires… sans travail intérieur, sans connaissance de ce qui se joue, que cela soit pour l’un ou pour l’autre, ne soyez pas étonnée si le même phénomène se reproduit,  la vie est ainsi faite, elle vous redonne la même vieille soupe froide à manger tant que vous l’avez pas digéré. Vomir ne servira à rien.

 

 

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